Envelopper par mes pensées, la musique qui résonne forte dans l'habitacle n'est que bruit de fond. Nous quittons la France, tant de souvenirs s'en vont derrière nous. Moi et ma mère commençons une nouvelle vie, loin de notre passer. Il est peut être lâche de réagir ainsi, mais oublier c'est toujours mieux que se rappeler...
La voiture se stoppa net, me faisant sortir de ma rêverie. Nous sommes enfin arrivés !!
Je dois avouer que 5h de voiture avec une mère qui vous chante joyeusement toutes les chansons de son album préférer mis en répétition, il y a de quoi devenir folle.
Mon corps s'extirpa de la voiture comme si on mit avait poussé. Respirant le grand air, j'étudiais attentivement ce qui m'entourer, le quartier chiquement border de maison immense aux jardins surdimensionnés s'offrait à mes yeux. On se serait cru à Beverly Hills, dans une version allemande.
Ma mère <Au bord des larmes> Si tu pouvais imaginer ce que cette maison signifie pour moi, Laura.
Elle fixait une maison, la maison de son enfance. Celle où elle a vécue douze années de sa vie.
Non, je ne peux pas imaginer ce qu'elle ressent. Mais la maison est magnifique.
L'immense bâtisse blanche était quelque peu reculer, une petite pelouse la bordant de toute part. Une allée permettait l'accès au garage et à la porte d'entrée.
Elle était tout simplement magnifique.
Moi > C'est incroyable !
Ma mère > Et encore, tu n'as pas vu l'intérieur.
Moi <Souriante> Eh bien, qu'est ce qu'on attend ?!
Même si au fond de moi, des larmes de tristesse et de regret tentaient de faire une apparition, le sourire de ma mère, la joie qui émaner d'elle, me donna l'envie d'être heureuse pour elle.
Et ce n'était vraiment pas le moment de permettre au passé de refaire surface, et de laisser mes pleures inspirer l'air de la tristesse et de la mélancolie.
Me reprenant du mieux que je pus, j'aidai ma mère à sortir les quelques cartons qui remplissaient la voiture, nous n'avions pris que le strict minimum, nos meubles avait déjà été expédié ici depuis une semaine, et aussi incroyable que cela puisse paraître, seuls deux cartons contenaient mes affaires.
Ma mère > Tu peux choisir une chambre à l'étage, mais la dernière à droite, c'est la mienne.
Moi > D'accord, je prends la dernière à droite.
Elle soupira, mais d'un soupir à la fois agacer et heureux ! Je crois ne jamais l'avoir vu aussi gaie.
Arriver sous le porche, elle passa devant moi et ouvrir la jolie petite porte blanche qui donner sur un couloir très lumineux. Les murs était de crépi, d'une couleur crème, ils ne portaient sur leur dos que deux tableaux représentant des contrés si incroyable qu'on douterait de leur existence. Et, a quelques mètres de l'entrée, trôné un escalier en marbre ; à sa droite une porte était grande ouverte, elle donnait visiblement sur la salle à manger et le salon.
Ne m'attardant pas plus sur les détails, je montai directement à l'étage. Un couloir s'y étendait perpendiculairement, et était identique à celui du bas.
. « La dernière porte à droite », j'ai bien enregistré !
... Les pièces se succédèrent, toutes aussi vastes et belles les unes que les autres ; Mais l'une d'elle retint mon attention, la plus grande a vu d'½il, avec une petite salle de bains adjacente.
C'est celle là, je prends celle là.
Après avoir informé ma mère de mon choix, J'apportai mes cartons dans la pièce qui sera, pour les années avenir, ma chambre.
***
Je n'avais pas dormi aussi bien depuis des mois, changer d'air me fait vraiment du bien.
Hier soir, nous nous sommes coucher très tard. Je ne pensais pas que déménager prenait autant de temps, mais les chambres sont terminer. Au moins, j'ai un endroit où mes sentiments peuvent être déversés sans craintes.
Ma mère veut que je l'accompagne faire quelques courses. J'avais l'intention d'aller marcher un peu pour pouvoir découvrir mon nouvel environnement, mais je vais remettre se plan à plus tard.
La matinée se termina en un claquement de doigt, ma mère m'a encore raconter les moindres fait de son enfance ; Elle m'a parlé de son amie, celle avec qui elle avait partagé ses secrets d'adolescentes, pour ensuite avoir perdu tout contact. Apparemment, cette dernière vivrait encore dans le quartier, et ma mère souhaite qu'on lui rend visite cette après midi.
Espérons qu'elle ne l'a pas oublié.
Le stress de ma mère commençait à ce faire ressentir. Elle ne restait pas un minutes en place, prétextant vouloir ranger quelques babioles, replacer un cadre qui sois disant était mal positionner, montant et descendant les escaliers sans raison particulière.
Alors que moi, je ne m'étais jamais senti aussi calme. Comme si rien ne pouvait m'atteindre.
Nous traversions à présent la rue, la maison de son amie avait d'après ma mère pas changé du tout. Elle se trouvait à quelques maisons de la notre et avait l'air un peu plus grande.
Je dus actionner le heurtoir moi même, car ma mère sembler pétrifié devant l'immense porte.
Seulement après quelques secondes, une femme fit son apparition. Elle dut reconnaître ma mère au premier coup d'½il, car une sourire joyeux prit place instantanément sur ses lèvres.
La femme > Annie ?! C'est vraiment toi ?!
Ma mère > Oui.
La femme > Oh mon Dieu ! Venez vite, entrer ! Il faut à tout prix que tu me racontes tout ce qu'il t'est arrivé depuis tout ce temps...
Elle ne s'arrêta pas une seconde, un vrai moulin à parole entrainant ma mère dans un après-midi de bavardage, commençant du jour où ma mère a quitté l'Allemagne en compagnie de mon grand père, après le divorce de ses parents, jusqu'à aujourd'hui. Mais j'écoutais à peine. Ce n'est que lorsque ma mère commença à parler d'enfants que mon oreille ce fit plus attentive.
Ma mère > Des enfants ?! Mince, je ne t'ai pas présenté Laura.
La femme > Mon Dieu, mais quelle impolie je fais. Enchanté Laura, moi c'est Simone, je suis...
Moi > Ne vous inquiétez pas, ma mère m'a déjà énormément parler de vous.
Simone > Cela ne m'étonne guère... Oh Annie, ta fille te ressemble tellement.
Ma mère > Elle est bien plus jolie que moi à son âge.
Simone > J'aurais tellement voulu en avoir une. Mes deux garnements sont vraiment impossibles. D'ailleurs, j'aimerais vous les présenter, mais je crois qu'ils sont sortis.
Ma mère > Ils sont jeunes, et ont la bougeotte, c'est normal.
Simone > Je vais quand même aller vérifier s'ils ne sont pas là.
Simone nous quitta un instant pour ce rendre à l'étage.
Après seulement quelques minutes, elle redescendit accompagner d'un garçon.
Ma mère <Ironiquement> Je croyais qu'ils étaient deux ?!